L’évènement de la semaine (voire de l’année) dans le paysage musical et sans conteste la sortie surprise du cinquième et très bon album de Beyoncé.

Il faut dire qu’il était attendu cet album. 2013 ayant commencé en trombe pour Queen B avec sa prestation au Super Bowl et l’annonce dans la foulée de sa tournée mondiale « The Mrs. Carter Show ». Tournée pour laquelle je me suis empressé de prendre des places pour la date montpelliéraine ! Des années que j’attendais de la voir. Ça avait failli se faire à Nice en 2011 pour la tournée promotionnelle de « 4 », donc hors de question de la rater une seconde fois !

Et je n’étais pas le seul à être impatient de la voir sur scène, vu la vitesse à laquelle les places se sont arrachées et l’ambiance surchauffée dans la salle en ce mois de Mai. Petit retour en arrière sur cette soirée à la Park&Suites Arena.

Après une première partie sans intérêt (Luke James, lover R’n’B caricatural), le grand rideau orné d’un B à l’envers tombe, lançant une vidéo d’intro très léchée où se présente Beyoncé en Reine Blanche accompagnée de ses sujets. Une fois couronnée, la génialissime pré-intro de « Run the World (Girls) » retentie. Les danseuses apparaissent sur scène, l’écran géant se soulèvent dévoilant la scène. Noir. Feux d’artifice. Elle apparaît : la Reine ! Ambiance de dingue sur le titre, et l’enchaînement avec le tout aussi génial « End of Time » est parfait ! Quel début de concert les enfants !

S’en suit un petit speech de remerciements adaptable à chacune des villes où elle s’est produite : « France, I’m so happy to be here tonight » (elle n’a pas du être au courant qu’elle était à Montpellier !) avant d’interpréter « Flaws and All ». C’est là que l’aspect robotique de Beyoncé m’est apparu et qu’il ne m’a pas lâché jusqu’à la fin du spectacle : tout est hyper carré, hyper préparé, il n’y a pas de place à l’improvisation. C’est très américain après tout, mais ça manque un peu de chaleur et d’humanité.

Premier interlude vidéo, et arrive « If I Were a Boy » dans une horrible version mixée à « Bitter Sweet Symphony ». Quel dommage pour cette chanson que j’adore… La suite est d’un autre niveau avec « Get me Bodied » et « Baby Boy » dans une mise en scène géniale : Bee et ses danseuses dos à l’écran où sont projetés des Bee virtuelles, dans l’esprit de la (désormais culte) prestation de « Run the World (Girls) » au Billboard Awards en 2011.

Après « Diva », place à un nouvel interlude vidéo et le tableau très « rouge/flammes » de « Naugthy Girl », où personne n’a pu se retenir de miauler « I love to love you baby ». Que c’est bon ! Un tableau très court car après « Party » en compagnie de ses Mamas de choristes, place à un nouvel et long interlude vidéo. Le rythme du concert souffre de ces coupures, surtout pour revenir avec un titre moyennement connu comme « Freakum Dress »… avant un nouvel interlude vidéo ! Ça en devient presque pénible.

La suite est plus calme avec deux ballades de son album « 4 » : « I Care » et « I Miss You ». Et sans surprise, après deux chansons, c’est de nouveau un interlude qui prend place pour introduire « Why Don’t You Love Me ». Un titre, et puis s’en va… encore ! Il faut d’ailleurs préciser que la quasi-totalité des titres ne dépasse par les 3 minutes, et que les interludes sont presque aussi longs. Ce milieu de concert est très mal structuré, heureusement à partir de maintenant tout va aller mieux.

Enfin, « tout va aller mieux » c’est vite dit puisque Bee enchaîne avec le chiantissime « 1+1 », allongée sur le piano dans une combi à paillettes. Le show reprend véritablement du poil de la bête lorsqu’à la fin du titre elle traverse la salle à travers les airs pour rejoindre sa B-Stage.

S’enchaînent deux titres iconiques de son répertoire : « Irreplaceable » (où la salle reprend en chœur les « to the left, to the left ») et « Love on Top ». Le public est bouillant lorsque retenti « Survivor », unique titre rescapé de la période Destiny’s Child, ça dure seulement une minute trente, le temps qu’elle retraverse la salle, mais c’est le pied total !

Après une énième vidéo interlude (j’ai arrêté de compter) sur « Countdown », l’intro folle de « Crazy in Love » explose ! Et là j’avoue ne plus répondre de rien : je suis en transe ! A la fin du titre Beyoncé nous fait scander « It ain’t over ! It ain’t over ! Put your hand up ! ». « Singles Ladies (Put a Ring on It) » démarre et la folie continue dans la salle. Je ne sais pas s’il pouvait y avoir enchaînement plus parfait que ces deux titres, et tout le milieu du spectacle est très vite oublié !

Premier rappel sur l’inédit « Grown Woman », un titre  accrocheur avec une ambiance africaine très colorée. On regrette encore plus que le titre ne soit pas exploité en single ! Dernière vidéo d’interlude (promis !) sur « I Was Here ». J’avoue être un peu déçu de ne pas retrouver ce titre, que j’aime beaucoup, en live. Elle est vite pardonnée quand elle chante « I Will Always Love You » dans un halo de lumière, terminant par un « we love you Whitney » et enchaînant sur « Halo ». Titre culte où ma voix a rendu l’âme ! A la fin du titre, présentation de la troupe, elle nous salue et s’en va. Le mot « FIN. » s’affiche sur l’écran.

Malgré un show à la structure un peu bancale, et une artiste assez robotisée (même Madonna est plus chaleureuse c’est dire !), Beyoncé reste quand même une artiste fabuleuse en live, qui maitrise la scène jusqu’au bout de sa perruque. Bref, un souvenir magique !

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Set list du 20 mai 2013 :

  1. Run the World (Girls)
  2. End of Time
  3. Flaws and All
  4. If I Were a Boy
  5. Get me Bodied
  6. Baby Boy
  7. Diva
  8. Naughty Girl
  9. Party
  10. Freakum Dress
  11. I Care
  12. I Miss You
  13. Why Don’t You Love Me
  14. 1+1
  15. Irreplaceable
  16. Love on Top
  17. Surviror
  18. Crazy in Love
  19. Single Ladies (Put a Ring on It)
  20. Grown Woman
    Rappel
  21. I Will Always Love You (reprise de Dolly Parton)
  22. Halo