« Si vous coeur ne fond pas juste un peu, c’est que vous n’en avez pas ».

[dropcap]T[/dropcap]elle est la description des Inrockuptibles que l’on peut trouver sur le sticker de la jaquette de l’album de Peter Peter. Je suis contraint de leur donner raison sur ce coup !

Il y a encore deux semaines je n’avais jamais entendu parler de ce jeune Québécois, pourtant son album sorti cette semaine en France, est disponible au Canada depuis presque deux ans. Et c’est au détour d’un lien sur Internet que je suis tombé sur son single « Une version améliorée de la tristesse ». Dans le registre « titre de chanson déprimant » on est au niveau d’un « Je t’aime mélancolie » de Mylène Farmer ! Mais c’est en exploitant ces thèmes dans ses textes et en y accolant une pop dansante en fond musical, que Peter Peter trouve la combinaison gagnante.

On ne peut pas non plus passer à côté des mélodies très accrocheuses qui réussissent à tourner dans notre tête, à l’image du refrain de « Carrousel » : « Tu tournes dans ma tête comme un carrousel / Qui ne s’arrête jamais ; ne t’arrêtes jamais / Tu tournes dans ma tête comme un carrousel / Être malade me plaît ».

Je peux également citer le très bon « MDMA », où il évoque ses expériences entre drogue et alcool : « Sur les trottoirs, la ville est à genoux / Au fond de nos regards, notre nom est personne / Regarde-moi et tu ne verras personne, personne ». Même si double Peter y susurre ses propres histoires – contrairement à ses compatriotes Garou, Céline Dion, Isabelle Boulay ou Lara Fabian* : il ne hurle pas ! – , elles font écho à toutes celles de sa génération, celle dont je fais parti et je m’y retrouve donc forcément.

Un album assez court, 35 minutes pour 10 titres dont un instrumental (« Barbès-Rochecouart »), introduisant le très dansant dernier morceau « Les Chemins Étoilés », qui clot l’album dans un festival de synthés et un petit solo de saxo final. J’ai achevé l’écoute avec une seule envie : le réécouter !

* on m’informe qu’elle est en réalité belge !