Rares sont les concerts qui m’ont rendus aussi impatient que celui de Justin Timberlake, et pour cause : sept ans que j’attendais de le voir ! Sa dernière tournée remontait à 2007 et, encore mineur, j’étais trop jeune pour quitter ma province et monter le voir à la capitale. J’ai donc pu combler cette frustration avec « The 20/20 Experience World Tour », tournée supportant son double album éponyme sorti l’an dernier. Même si je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce(s) disque(s) en comparaison de « FutureSex / LoveSounds », j’ai inscrit en gros, en rouge et souligné le rendez-vous au Stade de France pour ce mois d’avril.

L’adage veut qu’en avril on ne se découvre pas d’un fil, je l’ai très bien expérimenté avec le temps humide qui régnait sur Saint Denis, ce qui en a découragé plus d’un à faire le déplacement pour attendre devant le Stade. Profitant d’une (légère) éclaircie, nous sommes arrivés vers 17h45, pour une ouverture des portes dans la demi-heure suivante (une attente ridicule par rapport à Lady Gaga en 2012 au même endroit : nous étions arrivés à 7h du matin… !). Pendant ce temps les nuages devenaient menaçants, jusqu’au déluge ! Heureusement que mes sympathiques voisins d’un soir m’ont prêté un sac poubelle pour me couvrir (Morgane et Anthony de Strasbourg, si vous me lisez, vous m’avez sauvé d’une semaine d’Actifed !). Simultanément, le DJ qui officiait en première partie, a eu la finesse de diffuser… « Umbrella » de Rihanna ! Très drôle, vraiment.

Après cette tempête les nuages ont disparu laissant place à un grand ciel bleu, parfait pour l’arrivé de Justin à 21h précises ! Le décor est vraiment beau, il se compose de plusieurs écrans formant une espèce de ruche. Un réfracteur y fait son apparition suivi d’un compte à rebours avant l’entrée (en plein jour malheureusement) du chanteur sur « Pusher Love Girl ». Titre du dernier album, pas mon préféré, mais qui sert de bonne introduction à l’image de ce Justin « 20/20 ». Il exploite d’ailleurs très bien son thème « Suit & Tie », vêtu d’un très beau (et cher) costume signé Tom Ford et entouré de son groupe, les Tennessee Kids. Dans le Stade l’ambiance est très bonne, mais devient excellente lorsqu’il entame son imparable tube « Rock Your Body ». Accompagné de ses danseurs il est égal à lui-même : c’est à dire parfait (au diable l’objectivité !).

La suite se fait « FutureSex/LoveSound » que je ne pensais pas retrouver sur scène, directement enchaîné avec son premier titre solo, « Like I Love You ». Le spectacle défile à une vitesse folle, seulement un quart d’heure de concert et déjà quatre chansons sont passées, mais le tout se fait très naturellement et il n’y a pas de frustration pour autant. Commence un autre tube, « My Love » avec cette « shit rain » qui commence à tomber de plus belle… et pourtant cela reste un de mes meilleurs souvenirs de ce concert ! Le public est trempé mais semble n’en avoir rien à faire, préférant profiter de chaque instant du spectacle. Heureusement la pluie n’aura vraiment duré que sur ce titre. Arrive ensuite « TKO », un de mes titres récents préférés, qui fonctionne très, très bien en live.

« This rain won’t stop us tonight, isn’t it ?! »

Après une demi-heure non stop, première pause dans le concert, et comme ce Justin est un farceur, il entonne a capella quelques notes de « Singing in the Rain » ! Il fait ensuite une chose qui créée évidemment l’hystérie, en particulier parmi la gente féminine : parler français ! « J’aimerais parler en français avec vous ce soir, mais mon français est la merde. Pardon ! ». Tellement chou avec son petit accent.

La set-list fait la part belle à l’album « FutureSex / LoveSounds » avec l’enchaînement de « Summer Love », « LoveStoned » et « Until the End of Time », moment lover au piano avec l’ensemble du Stade illuminé par les portables. Que c’était beau ! Un des meilleurs moments arrive avec « Holy Grail » introduisant le mythique « Cry me a River » pour clore le premier acte.

S’en suit un entracte de 10 minutes. J’avais un peu peur que cela casse le rythme, mais ça a fait du bien après cette première heure plutôt intense et avant de repartir de plus belle. Avec le titre « Amnesia » en illustration sonore, l’écran diffuse des illustrations vidéo très soignées sur le thème de la vision. D’ailleurs le soin apporté aux vidéos est très plaisant, elles sont toutes réussies en particulier celles de « Tunnel Vision » et « Only When I Walk Away ». C’est d’ailleurs ce titre qui introduit la seconde partie du concert, où Justin, présent sur scène, chante dans le noir laissant la lumière à son visage projeté sur l’écran.

Deux bonnes surprises live sont venues de « Drink You Away » et « Señorita », dont je ne suis pas nécessairement fan sur disque, mais que se sont révélés être de très bons moments. Mais le meilleur demeure sur « Let the Groove Get in » avec une plateforme qui sort de scène pour survoler le public et se poser sur la scène du fond, avec hystérie comprise lors du passage de Justin au dessus de nos têtes !

Vient alors le moment ‘acoustic’, où muni de sa guitare Justin nous interprète une reprise d’Elvis « Heartbreak Hotel », une de Michael Jackson « Human Nature » ainsi que « Not a Bad Thing » et « What Goes Around ». Très bizarrement il chantera tout ce tableau face à la pelouse or (et donc dos aux deux tiers du Stade), mais très égoïstement, ça m’arrangeait ! Le retour sur la scène principale se fait sur « Take Back the Night » avec la même hystérie que lors de son premier passage.

C’est malheureusement la dernière ligne droite du concert qui s’annonce lorsque retenti « Suit&Tie » et « SexyBack » en guise de final. Je me répète si je dis que c’était un moment génial ? Le rappel se fait sur mon titre préféré du dernier disque (et peut-être de Justin tout court) : « Mirrors ». Le moment est excellent et conclu royalement cet incroyable concert.

Incroyable concert, et incroyable artiste aussi : un véritable sens du show et de l’entertainment, une vraie présence sur scène, une chaleur humaine également (très difficile dans ce genre d’exercice) et une irrépressible envie d’y retourner. Ca tombe bien, ce sera chose faite jeudi à Anvers en Belgique ! Quand on aime…

> Compte-rendu du concert d’Anvers (01/05/2014)
> Photos du concert à l’Olympia (21/08/2014)

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Set list du 26 avril 2014 :

  1. Pusher Love Girl
  2. Rock Your Body
  3. FutureSex/LoveSound
  4. Like I Love You
  5. My Love
  6. TKO
  7. Singin’ in the Rain (reprise de Nacio Herb Brown)
  8. Summer Love
  9. LoveStoned
  10. Until the End of Time
  11. Holy Grail / Cry Me a River
    Entracte  « Amnesia »
  12. Only When I Walk Away
  13. Drink You Away
  14. Tunnel Vision
  15. Señorita
  16. Let the Groove Get In
  17. Hearbreak Hotel (reprise d’Elvis Presley)
  18. Not a Bad Thing
  19. Human Nature (reprise de Michael Jackson)
  20. What Goes Around… Comes Around
  21. Take Back the Night
  22. Jungle Boogie (reprise de Cool & the Gang Cover) / Murder / Poison (reprise de Bel Bi DeVoe)
  23. Suit & Tie
    Rappel
  24. SexyBack
  25. Mirrors