Halsey, de son vrai prénom Ashley avec les lettres dans le bon ordre, est une jeune américaine de 21 ans qui après un premier EP l’an dernier (« Room 93 »), vient de sortir son premier album « Badlands » chez Astralwerks (The Chemical Brothers, Air, Kraftwerk) se lançant ainsi dans le game impitoyable de la pop music. De sa page Wikipédia encore peu fournie on apprend que durant son adolescence Halsey a été diagnostiquée bipolaire. Sans que cela se ressente forcément dans sa musique, c’est néanmoins un trait qui interpelle lorsqu’on lit ses références rock (The Cure, The Cranberries, Nirvana) et qu’on écoute son album relevant de l’indie pop pure et dure.

Sur « Drive » et le tudesque « New Americana » on se surprend à entendre du Lana Del Rey période « Born to Die » (« We are the new Americana / High on legal marijuana / Raised on Biggie and Nirvana »), puis le grain de voix d’Ellie Goulding sur « Colors » et la darkpop de Lorde sur « Gasoline ». A l’exception d’une reprise de Johnny Cash (« I Walk the Line »), Halsey a co-écrit la totalité de cet album traitant principalement de sexe et de tristesse (et les deux mélangés aussi !) et regorgeant d’autres pépites comme « Strange Love », « Hurricane » et « Haunting ».

Après avoir secoué sa chevelure turquoise en première partie de la tournée US d’Imagine Dragons, elle présentera également ses titres sur la scène de The Weeknd cet automne, en attendant de pied ferme un passage dans nos contrés.

Avec une fan base grandissante aux US et des titres qui titillent les charts, nul doute que le talent lui aussi grandissant d’Halsey est à suivre de très près dans les mois à venir !