Vincent Dedienne

Est-ce du one-man-show ? Du stand up ? Ou du théâtre ? En sortant du théâtre de l’Atelier dur de savoir ce que nous a présenté Vincent Dedienne. Lui-même n’en est pas certain d’ailleurs !

D’entrée de jeu Dedienne nous prévient : ce spectacle n’étant pas un one-man-show et encore moins du stand-up, aucune interaction avec la salle n’est autorisée ! On est désarçonné, certes, mais ce n’est que le début ! Il confie ensuite être très pudique. Ça fait évidemment sourire sachant qu’il est arrivé complètement nu sur scène quelques secondes auparavant… !

Sans surprise il parle du sujet qu’il maîtrise le mieux : lui-même. Il évoque des situations qui parlent forcément à tous les enfants uniques (qui n’a pas joué au Monopoly seul !), ainsi que ses débuts dans la comédie, son amour des actrices et la vénération qu’il porte à Muriel Robin. Dont l’aura se ressent énormément dans les textes et l’interprétation.

Si la galerie de personnages offerte par le comédien est quelque peu vue et revue (le vendeur homo, la conseillère Pôle Emploi, la vieille dame), il ose des choses différentes de ses camarades : des pauses, des moments de vide pur, où il casse volontairement le rythme. A l’opposé d’autres hantés de ne pas avoir de rire toutes les 30 secondes.

Vincent Dedienne

Puis ce n’est pas le genre de spectacle où l’on rit à gorge déployée tout du long. Plutôt celui avec un humour à deux niveau. Celui qui laisse un temps de réflexion de quelques secondes avant de comprendre (vraiment) ce qu’il a dit ! Un humour à références assez délicieux lorsqu’on en a les codes.

Si vous aimez ses chroniques TV, vous serez forcément séduit tant on retrouve le même sel. Dedienne se révèle être inclassable, ressemblant à la fois à beaucoup de choses, en gardant une identité propre. Puis il est surtout très attachant !

Vincent Dedienne sera en tournée en France durant tout l’automne, et de retour à Paris, au Trianon du 21 au 23 décembre.