Peter Peter

C’était l’une des plus jolies révélations de 2014. Trois ans plus tard, Peter Peter revient avec un troisième album, « Noir Eden ».

[dropcap]D[/dropcap]epuis son précédent disque, le québécois s’est installé à Paris. C’est ici, dans son deux pièces, qu’il a écrit, composé, interprété et produit son nouvel album. On comprends qu’il ait pris le temps pour peaufiner son projet ! Le temps aussi d’une relation et d’une rupture avec une jeune fille.

Il en résulte un disque plus introspectif, toujours emprunt de mélancolie, mais également plus lumineux. En témoigne des titres rythmés et terriblement entêtant (« Nosferatu » et le tube « Loving Game »), avec leurs synthés 80’s en folie.

En misant sur les machines plutôt que sur les guitares et instruments acoustiques, Le chanteur réussi une nouvelle à nous propose un disque sincère, touchant et plaisant !

« Noir Eden » s’écoute comme on regarde un film. Avec son introduction (« Bien réel ») et sa conclusion (« Orchidée »). C’est d’ailleurs le sujet de la chanson titre, premier single dévoilé cet été.

C’est un film noir oui je pense,
J’espère au moins que quelqu’un regarde et connait la fin,
J’ai des questions, des myriades de questions,
Une de plus à chaque seconde.

On se laisse porter, sans ronchonner, par la voix et les textes toujours bien ciselés du chanteur, où amour, ruptures, vie et mort se mélangent.

Au travers de cet album Peter Peter se révèle être un animal aussi solitaire qu’attendrissant. A l’image du chat qui l’accompagne sur la pochette de l’album. Le titre « Venus » est d’ailleurs dédié au chat de son ex-petite amie, qui l’a accompagné durant la solitude qui a régné lors de la réalisation de l’album.

Il sera en concert le 28 février prochain au Café de la Danse mais… c’est déjà complet ! Comme en 2014, j’aurais l’occasion de l’applaudir sur la scène de la Creative Live Session. Je ne manquerai pas de vous partager ce moment !

A retenir : « Loving Game », « Nosferaptu » et « Venus ».
Note : 69 / 100