Super Bowl : Lady Gaga monstrueuse et explosive à la mi-temps

Lady Gaga a offert une prestation monstrueuse pour l'évènement pop le plus médiatisé de l'année. Résumé.

Elle l’a fait ! Un an après y avoir chanté l’hymne Américain, Lady Gaga s’est frottée à l’exercice le plus périlleux et honorifique pour une popstar digne de ce nom : assurer la mi-temps du Superbowl. Une ambition surprenante de sa part, après la sortie de « Joanne », cinquième album plus intime et moins grandiloquent que les productions qui ont fait son succès.

C’est justement sur ces titres que Gaga s’est reposée pour assurer 13 minutes d’un show sans temps morts, parfaitement huilé et exécuté avec autant d’aisance que de professionnalisme. Malgré toute la retenue que peut imposer un show propre et grand public comme le Superbowl, correspondant plus à la consensuelle Katy Perry qu’à l’extravagance Lady Gaga, cette dernière s’est mise sans soucis au diapason sans se perdre. C’est presque naturellement qu’elle nous accueille sur le toit du NRG Stadium de Houston avec les paroles de « This Is Your Land », où l’on devine sans mal un « clin d’œil » au président fraîchement investi. S’en suit une chute dans le vide et des acrobaties à la Pink (sans attendre son niveau), le tout sur l’intro remixée du fabuleux « Dance In The dark ».

« Poker Face », « Born This Way », « Telephone », « Just Dance » : Gaga enchaîne les hits de ses premières années. La ballade « Million Reasons », dédicacée à ses parents, sera le seul échantillon de l’ère « Joanne ». « ARTPOP » qui semble – malheureusement – être devenu l’album pestiféré de sa discographie, est le seul à ne pas avoir eu le droit à son coup de projecteur…

Une des surprises, c’est l’absence de surprise. Aucun guest pour l’accompagner, là où Madonna avec multiplié les invités (inutiles), et où Coldplay s’était fait voler la vedette par Beyoncé et Bruno Mars. Ce Superbowl c’est son moment, et elle compte bien le garder pour elle ! Notons tout de même un joli clin d’œil de la part de Tony Bennett en fin de pub Pepsi juste avant la prestation.

Evidemment, c’est sur l’iconique « Bad Romance » que Mother Monster achève, dans une explosion pyrotechnique sa prestation qui se dessine comme une véritable leçon d’entertainment. Puissante, fun et aussi engagée que le format lui permette, elle a démontré à ceux qui en doutait encore, qu’elle est une des artistes les plus marquantes de sa génération.

Directement après la prestation, Lady Gaga a annoncé son « Joanne World Tour » (dommage plus de « ball ») qui passera en Europe dès le mois d’octobre.

Et comme ça reste du sport avant tout, ce sont les Patriots qui l’ont emporté 34-28 contre les Falcons.