The Joshua Tree

U2 célébrait les 30 ans de leur album culte « The Joshua Tree » dans un show plus ciblé pour les fans que le grand public.

[dropcap]O[/dropcap]n garde toujours un souvenir de sa première fois, plus ou moins embelli par la nostalgie. Ma première fois avec U2 restera un souvenir merveilleux. Celui d’un show électrique aussi gigantesque qu’intime. Je suis content de garder ce souvenir et de les avoir rencontré sur scène en 2015 plutôt qu’en 2017.

À peine un an et demi après leur dernier passage parisien, le mythique groupe Irlandais était déjà de retour, dans le cadre d’une tournée des stades célébrant les 30 ans du tout aussi mythique album « The Joshua Tree ». Près de 7 ans après le colossale « 360° Tour », ils ont retrouvé le Stade de France pour deux soirs joués à guichets fermés.

On pourrait facilement croire que ce genre de tournée anniversaire n’est qu’un prétexte pour faire entrer  facilement de l’argent dans les caisses, et je pense que ça l’est en l’occurrence. Mais U2 a su prouver (s’il le fallait encore) que même en célébrant des chansons écrites il y a 30 ans, ils savent plus que jamais être dans les combats d’aujourd’hui : en intro d’« Exit » ils ironisent sur la politique de Trump, avant de sensibiliser sur la guerre en Syrie durant « Miss Sarajevo », avant de rendre hommage aux femmes fortes qui ont changé le monde, allant de Marie Curie à Malala en passant par Simone Veil, au son d’ « Ultraviolet (Light My Way) ».

Malheureusement le show souffre de sa structure et de sa mise en scène trop light pour des stades. Dix jours après avoir vu Coldplay au même endroit avec une débauche d’effets, le spectacle de U2 paraît même un peu trop simpliste. En témoigne l’entrée en scène du groupe : en plein jour ils s’installent sur l’avancée de scène pour entonner l’inusable « Sunday Bloody Sunday ». Sans jeux de lumière (il fait encore jour) et sans utilisation d’écran. Ça fonctionne car c’est « Sunday Bloody Sunday » mais dès les titres suivant (« New Year’s Day » et « A Sort of Homecoming ») l’ambiance retombe.

Vingt minutes de concert un peu excluant si on n’est pas dans les quinze premiers rangs de la fosse. Mais voyons plus ça comme un échauffement avant d’entrer dans le vif du sujet : The Joshua Tree ! Les titres s’enchainent dans l’ordre original de l’album. Les trois énormes tube en tête : « Where the Streets Have No Name », « I Still Haven’t Found What I’m Looking For » et « With or Whitout You ». Trois titres qui font se relever la foule tandis que l’écran géant ultra HD (60 m de long) diffuse de sublimes paysages du désert Californien.

A la fin de la récitation de l’album, Bono et ses acolytes ressortent quelques pépites de leur répertoire (« Beautiful Day », « Elevation », « Vertigo », « I Will Follow ») réveillant un public qui s’était de nouveau assoupi sur les derniers titres de « Joshua Tree »… Lumineuse, dynamique mais aussi engagée et émouvante (qui peut résister à un « One » entonné par tout un stade) cette dernière partie plus grand public, la meilleure du show, confirme que U2 est et restera un monument de la musique.

Découvrez mes photos la soirée ! Pour suivre mes aventures en live n’hésitez pas à me suivre sur Facebook, Twitter, YouTube et Instagram !

Set list du 26 juillet 2017 :

  1. Sunday Bloody Sunday
  2. New Year’s Day
  3. A Sort of Homecoming
  4. Pride (In the Name of Love)
  5. Where the Streets Have No Name
  6. I Still Haven’t Found What I’m Looking For
  7. With or Without You
  8. Bullet the Blue Sky
  9. Running to Stand Still
  10. Red Hill Mining Town
  11. In God’s Country
  12. Trip Through Your Wires
  13. One Tree Hill
  14. Exit
  15. Mothers of the Disappeared
    Rappel
  16. Miss Sarajevo
  17. Beautiful Day
  18. Elevation
  19. Vertigo
  20. Mysterious Ways
  21. Ultraviolet (Light My Way)
  22. One
  23. I Will Follow