Sam Smith

Mettons tout de suite les choses à plat : je n’aime pas Sam Smith. Mais il n’y a pas de raison tangible derrière. C’est peut-être juste physique. Ou alors une overdose de « Stay With Me ». Une chose est sûre, le voir, l’entendre ou lire son nom me rendait instantanément très irritable. Et sa victoire de l’Oscar de la meilleure chanson face à Lady Gaga pour le – très moyen – « Writing’s on the Wall » n’a pas arrangé les choses !

Mais comme je n’aime pas dire « je n’aime pas » sans connaître, je me suis penché sur « The Thrill of It All », son deuxième et très attendu nouvel album. Je vous l’annonce : je me suis fait avoir !

Après le succès considérable d’« In the Lonely Hour » en 2014 et ses 12 millions d’exemplaires écoulé, Sam Smith réussi avec brio l’exercice périlleux du deuxième album. Riche, inspiré et très soigné, c’est l’une des belles surprises de cette fin d’année.

Sur ce nouvel album Sam Smith parle évidemment de lui (il a écrit tous les textes), de sa vie sentimentale, de ses ruptures (« Too Good at Goodbyes », « Burning » ), mais il s’ouvre également sur l’autre et sur le monde. En résulte un titre comme « Pray », écrit après un voyage humanitaire à Mossoul (« I lift up my head and the world is on fire ») , chanté avec un chœur gospel et produit par Timbaland. Une des réussites de l’album avec le titre « No Peace » en duo avec YEBBA.

Sam Smith a voulu ce disque plus intemporel que le précédent. Défi réussi grâce à des instruments plus organiques, une production délicate, et une voix qui a légèrement vieilli et portant plus d’émotion et de consistances.

En résulte un mélange savoureux de pop et de soûl à la Emeli Sandé. « The Thrill of It All » est un bon disque, cohérent et qui s’apprécie dans sa globalité. Son plus gros positif reste de m’avoir réconcilié avec Sam Smith !

Sam Smith sera en tournée en 2018, et de passage à l’AccorHotels Arena le 30 avril prochain.

A retenir : « Too Good at Goodbyes », « No Peace » et « Pray ».
Note : 69 / 100