Justin Timbarlake

Qu’est-il arrivé à Justin Timberlake pour qu’il délaisse son look « Suit & Tie » pour une chemise de bucheron en flanelle ? Avec son cinquième album « Man of the Woods » Justin joue la carte de l’authenticité et du retour aux sources. Un concept pas très intéressant sur le papier et qui en disque offre un album certes plaisant, mais loin des fulgurances auxquelles il nous a habitué. Et si vous voulez des tubes, passez votre chemin.

Justin on l’avait laissé en 2014 après un concert inoubliable au Stade de France. Un an plus tard il devenait père d’un petit Silas. Silas qui signifie « homme des bois », « man of the woods » en VO. Il n’en fallait pas plus à Justin pour bâtir tout un concept visuel autour et dédier cet album à sa progéniture.

En vrai « Man of the Woods » reste un album pop/r’n’b avec des pointes de funk, de soul et country. Une direction intéressante mais très loin du coup de poing qu’avait été un « FutureSex/LoveSounds » et que pouvait laisser présager le déroutant et réussi « Filthy », lead single et piste d’ouverture du disque.

La quasi intégralité du disque et produite par The Neptunes (le duo Pharrell et Chad Hugo) que Justin retrouve 16 ans après « Justified ». Hélas l’efficacité des débuts n’est pas au rendez-vous, et aucun tube ne se démarque d’un ensemble plaisant mais trop ronronnant pour du Timberlake.

Justin Timberlake
Justin, l’homme des bois.

Le problème de cet album est là : il n’est pas mauvais, à l’exception de « Wave » tous les titres sont réussis, même le kitchissime « Flannel » (qui parle de chemises en… flanelle !). Mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un album de Justin Timberlake, qui dans ses albums est toujours sorti du lot avec des projets ambitieux et ultra efficaces.

On peut tout de même reconnaître deux choses à « Man of the Woods » : éviter d’allonger et multiplier les titres inutilement comme c’était le cas sur le double album « The 20/20 Experience » (où l’on trouvait tout de même de jolies pépites), et encore plus de ne pas avoir pondu des titres aussi faciles et pénibles que « Can’t Stop the Feeling ».

Les deux pépites de « Man of the Woods » sont certainement les deux duos. Tout d’abord « Morning Light » avec Alicia Keys et ses touches reggae, puis « Say Something » avec le chanteur country Chris Stapleton. Titre pour lequel ils ont sorti un clip live en plan séquence vraiment terrible !

Étonnement c’est avec cet album que Justin Timberlake va se frotter à la mi-temps du Super Bowl. Un show qui donnera le ton de sa tournée qui commencera dès le mois de mars, et qu’on espère retrouver en Europe dès l’automne.

A retenir : « Higher Higher », « Filthy », « Morning Light » et « Say Something ».
Note : 76 / 100