Au milieu des 80’s, dans un paysage pop tricolore en pleine effervescence, Mylène Farmer nous chantait qu’elle ne voulait « plus grandir ». Une expression du syndrome de Peter Pan qu’on retrouve trois décennies plus tard dans les mots de Barbara Pravi, qui nous demandait l’été dernier « comment faire pour ne pas grandir ? ».

Nouvelle tête parmi une génération d’artistes prometteurs de la scène française (Juliette Armanet, Eddy de Pretto et Clara Luciani), on a découvert Barbara Pravi il y a deux ans dans la comédie musicale « Un Été 44 », produite par Valéry Zeitoun, mythique juré de la saison 2 de Popstars, à qui l’on doit Chimène Badi et les trop sous-estimés WhatFor !

Une quinzaine d’années plus tard, il prend sous son aile Barbara Pravi, auteur-interprète aux textes ciselés et aux mélodies accrocheuses, qui se raconte dans son premier EP sorti ce mois-ci. Entre amours déçus (« Louis »), souvenir d’enfance (« Saint-Raphaël ») et hommage à son grand-père (« Deda »), on se laisse embarquer avec plaisir dans les récits comptés par sa douce voix. On passe également en mode repeat les tubesques « Je sers » et « On s’éveillera ».

Loin de cette image de fille douce, Barbara Pravi c’est aussi une fille avec du caractère et qui sait ce qu’elle veut, comme elle l’explique dans une interview au Huffington Post. Une preuve qu’elle n’a pas fini de nous surprendre et qu’il faudra garder une oreille sur elle, en attendant son premier album.

A retenir : « Je sers » et « On s’éveillera »