Florence + The Machine

On avait laissé Florence Welch en 2015 avec « How Big, How Blue, How Beautiful », un album puissant où la chanteuse combattait ses démons, sa dépression et se soignait d’une rupture sentimentale. Trois ans plus tard, elle retrouve sa machine et offre avec « High As Hope » son disque le plus introspectif, le plus intime et le plus touchant.

Pour ce quatrième album, Florence a légèrement mis de côté ses envolées mélodramatiques, qu’on retrouve tout de même sur des titres comme « Hunger », « Patricia » ou « 100 Years », pour une production plus dépouillée, à l’image des textes qui sont plus directs, et qui expriment sans détour les combats intérieurs que l’artiste a surmontés durant sa jeunesse.

De ses troubles alimentaires évoqués frontalement sur « Hunger » (« At seventeen, I started to starve myself / I thought that love was a kind of emptiness ») au suicide de sa grand-mère sur le poignant « The End of Love », Florence se livre comme elle ne l’a jamais fait avant et enrichi un disque qui, de prime abord, aurait pu sembler plat et monotone.

Dans cet ensemble très cohérent et bien construit, chaque titre réussit à prendre de l’ampleur, à l’image de « Sky Full of Song », premier titre dévoilé en avril qu’on redécouvre et qu’on apprécie davantage lorsqu’on est plongé dans cet album.

Difficile également de rester insensible au puissant « Big God », co-produit par Jamie XX, où l’interprétation de Florence atteint son climax. C’est d’autant plus savoureux lorsqu’elle explique en interview que cette chanson parle « quelqu’un qui ne répond pas à mes messages » !

Avec « High As Hope », Florence + The Machine offre ici son album le moins accessible mais le plus incarné. Celui d’une artiste qui vient de franchir la trentaine, qui n’a plus peur de se livrer et dont la voix toujours aussi envoûtante et le style unique séduisent plus que jamais.

Florence + The Machine sera en concert à l’AccorHotels Arena le 24 mars 2019. En attendant je vous propose de replonger dans son concert brûlant donné aux Nuits de Fourvière en juillet 2015 !

A retenir : « The End of Love », « Hunger » et « Big God »
Note : 82 / 100