Justin Timberlake

En me rendant à l’AccorHotels Arena ce mardi, j’étais bien de l’état d’excitation dans lequel je me trouvais il y a quatre ans à l’occasion du concert de Justin Timberlake au Stade de France. Il faut dire que mon cher Justin m’a pas mal déçu depuis ce début d’année. D’abord un album, « Man of the Woods », sans éclat qu’on a vite mis au placard, puis une prestation ratée au Super Bowl et pour couronner le tout un report de ces deux concerts français, sans explication ni excuses. Pas classe.

Mais il lui aura fallu moins de cinq minutes, et quelques pas de danse, pour se faire pardonner ! Avec sa gueule d’ange, son déhanché torride et son sourire ravageur, difficile de lui en vouloir très longtemps ! Surtout qu’il n’a rien perdu de ses années N’Sync. Il a même réussi à merveille sa transition en daddy, depuis la naissance de son fils Silas en 2015.

Justin TimberlakeEt ça se ressent durant la totalité de ce show mené tambour battant, qui mêle à merveille (mention très spéciale à la qualité du live et au groupe qui l’entoure) nouveaux titres et tubes cultes, à l’image des vingt premières minutes du show, où Justin enchaîne « Filthy », « Midnight Summer Jam », « LoveStoned » et « SexyBack ».

Ce « Man of the Woods Tour », c’est du pur show à l’Américaine, même si scéniquement c’est tout de même moins impressionnant que sa précédente tournée. La mise en scène de ce cru 2018 n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle du « FutureSex/LoveShow » en 2007.

Construit autour d’une immense scène centrale occupant quasiment toute la fosse (avec des arbres et de la fausse herbe pour rester dans le thème !), ce spectacle permet une véritable proximité avec la star, qui s’installe même à une extrémité le temps d’un set acoustique autour d’un (vrai) feu de camp. Une bien brillante idée sachant qu’il faisait au moins 40° dans la salle !

Heureusement, nous n’étions pas trop serrés. En raison du report des dates en pleine semaine, les concerts étaient bien loin d’afficher complets, et malgré des rabais de dernières minutes les balcons ont dû être cachés par des rideaux noires afin de dissimuler les sièges vides… Une déconvenue pour l’artiste qui avait réuni près de 60 000 personnes au Stade de France.

Cela n’a pas empêché JT d’offrir un show impeccable ! Après une première partie remplie de tubes (« Señorita », « My Love », « Cry Me a River », « Mirrors »), la seconde semble un peu plus poussive et les hits majeurs (« What Goes Around », « Rock Your Body », « Like a Love You ») se retrouve réduit comme peau de chagrin, dans ce qui devient un medley géant, où les derniers titres (« Say Something », « Montana », « Supplies ») peinent à convaincre.

Mais une nouvelle fois, il suffit de croiser son regard et de jeter un œil à son t-shirt trempé de sueur pour lui pardonner ses petites erreurs… ! Même si dans la lignée d’un Bruno Mars, vu quelques jours plus tôt, on peut regretter le côté très automatisé et mécanique de la prestation, qui manque un peu d’âme…

Découvrez mes photos et mon vlog de la soirée ! Pour suivre mes aventures en live n’hésitez pas à me suivre sur Facebook, Twitter, YouTube et Instagram !

Je vous invite aussi à (re)lire mes live reports de ses concerts au Stade de France, à Anvers et à l’Olympia en 2014 !

Set list du 3 juillet 2018 :

  1. Filthy
  2. Midnight Summer Jam
  3. LoveStoned
  4. SexyBack
  5. Man of the Woods
  6. Higher Higher
  7. Señorita
  8. Suit & Tie
  9. My Love
  10. Cry Me a River
  11. Mirrors
  12. Drink You Away
  13. Flannel
  14. Until the End of Time
  15. Come Together / Ex-Factor / Dreams /Thank God I’m a Country Boy
    (chaque titre interprété par un choriste)
  16. Morning Light
  17. What Goes Around… Comes Around
  18. Say Something
  19. Montana
  20. Summer Love
  21. Rock Your Body
  22. Supplies
  23. Like I Love You
  24. Can’t Stop the Feeling!