On l’a découvert en 2016 avec « Intérieur Nuit », un premier album à la pop séduisante et mélancolique. Un premier recueil influencé par le cinéma, partie intégrante du projet via un moyen métrage illustrant tous les titres du disque.

C’est presque naturellement que le titre d’ouverture du deuxième album de Marvin Jouno s’intitule « Clap de fin ». La fin d’un chapitre qui en inaugure un nouveau et pas des moindres puisqu’il nous envoie… sur Mars, rien que ça !

« Sur Mars » s’impose comme un disque plus sombre et moins accessible que son prédécesseur. On y trouve tout de même quelques tubes en puissance (« Danse ! », « On refait le monde ») et des growers aux mélodies accrocheuses (« Atterir », « L’inconnue ») qu’on se surprend à fredonner au réveil. J’en témoigne, c’est du vécu !

Une pop-électro atypique et cathartique

Il s’agit d’un album vers lequel on a envie de revenir et qu’on redécouvre à chaque écoute. C’est d’ailleurs à ça qu’on reconnaît les meilleurs. Sans doute car le style de Marvin Jouno, une pop-électro mélancolique, est aussi fabuleux qu’atypique. Marvin Jouno fait du Marvin Jouno, sans chercher à plaire ou à se conformer à un genre.

Ainsi les dix titres de l’album transpirent d’une sincérité bouleversante. Marvin y parle de ruptures, de fuites et de deuil. Celui de sa mère qu’il évoque sur le poignant « Décembre à la mer ». Ses textes, qu’il a tous écrit, sont ciselés et frappent là où faut. La confirmation que nous avons à faire à l’un des meilleurs songwriters de la scène pop française.

« Sur Mars » est un album cathartique, de ceux qui nous cueillent sans qu’on s’y attente. Textes, productions et interprétation, Marvin Jouno vise juste partout et offre un disque fort, mais également une des plus belles surprises de ce début d’année.

Marvin Jouno sera en concert au Café de la Danse le 12 mars prochain.